Auteur : Daniel Dubois

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La 6ème édition du CMS Africa s'est déroulée les 16 et 17 mars dernier à Kigali, la capitale du Rwanda. Joomla, en tant que sponsor principal de cet événement majeur de l'Afrique 2.0, était naturellement représenté par une très forte délégation africaine mais également venue d'Asie et d'Europe. Marc Dechèvre, Djamel Kherbi et moi-même étions du voyage et avons pu mesurer les progrès en matière de web fait par l'Afrique et vous allez voir que c'est tout sauf une surprise.

CMS Africa 2018

C'est au coeur de Kigali, la magnifique et verdoyante capitale rwandaise, que les participants de cette édition 2018 du CMS Africa se sont retrouvés pour de passionnantes journées (et soirées) d'échanges et de partages autour des CMS et du monde de l'Open Source. L'Afrique et surtout sa partie orientale, est particulièrement active et dynamique en matière de web. De nombreux intervenants du Rwanda, de l'Ouganda, du Kenya, du Botswana ou encore du Zimbabwé ont ainsi pu démontrer de manière éclatante lors de conférences inspirantes, de la vivacité, la créativité et la richesse de l'éco-système du web africain.

Pour vous rendre compte de l'ambiance de cet événement (et vous donner quelques regrets de ne pas avoir fait le déplacement), voici quelques liens vers des albums photos :

Grâce à des infrastructures techniques modernes (serveurs, réseaux, etc), grâce à des outils open source comme Joomla et grâce à l'émergence des nouveaux professionnels du web tels que des développeurs web, des intégrateurs, des web designer, des community manager, etc, la partie orientale de l'Afrique dispose aujourd'hui des outils et des moyens efficaces pour jouer un rôle de premier plan en matière de web.
Compte tenu de la qualité des participants et des intervenants présents lors de ce CMS Africa 2018, il ne fait aucun doute pour moi que de nombreux talents du web de demain viendront de ce grand continent.

Avis aux amateurs, la prochaine édition se déroulera en 2019 à Cape Town, en Afrique du Sud.

Pour une Afrique "Smart"

L’Afrique connaît aujourd’hui un développement numérique rapide. Selon les chiffres les plus récents, plus de 73 millions de personnes ont accédé pour la première fois à Internet en Afrique en 2017, c'est à dire plus que la population totale du Royaume-Uni ! Cela signifie qu’il y a aujourd’hui près de 435 millions d’habitants sur le continent africain qui utilisent le Web pour rechercher des contacts, se connecter et accéder à des informations sur Internet.

Pour l'observateur extérieur que je suis, le principal frein au développement technologique de l'Afrique est lié au morcellement. Tous les pays africains n'évoluant pas au même rythme, les mentalités et les réglementations nationales étant parfois incompatibles avec celle des pays voisins, chaque pays de ce continent est finalement condamné à affronter la concurrence mondiale individuellement.
C'est un constat similaire qui a amené certains chefs d'états a initier en 2007 un début d'unité continentale en terme de nouvelles technologies en créant Smart Africa. Lors de notre séjour à Kigali, nous avons eu l'occasion de rencontrer Monsieur Didier Nkuriyimfura, secrétaire en charge de la partie technologie et innovation au sein de Smart Africa. Nous reviendrons prochainement sur ce programme et cette rencontre très enrichissante.

Si les talents individuels sont nombreux et indéniables, il ne manque finalement pas grand chose pour que l'Afrique intègre le concert des continents "high tech". A ce titre, le programme "Smart Africa" qui est une volonté politique forte impulsée par Paul Kagamé, le président rwandais, devrait rapidement s'étendre à l'ensemble du continent.
Pour en savoir plus sur ce projet, je vous invite à consulter www.smartafrica.org ainsi que www.transformafricasummit.org.

Smart Africa

De gauche à droite : Marc Dechèvre, David Aswani, Djamel Kherbi, Didier Nkuriyimfura, Daniel Dubois, Oduor Jagero

JoomlAfrica

Comme j'ai pu le constater durant ces deux journées en écoutant et en échangeant avec de nombreux participants, Joomla bénéficie d'un capital sympathie vraiment énorme et ce, indépendemment du partenariat qui liait notre CMS et l'organisation de cet événement international. De nombreuses personnes présentes n'ont pas hésité à nous interroger sur notre CMS, à nous demander des conseils de toute sorte et à nous solliciter avec de nombreuses questions à l'issue de nos présentations respectives. La chaleur africaine est également palpable sur le plan humain.

Enfin, cette sympathie envers Joomla se trouve renforcée par le fait que de nombreux joomlers internationaux avaient fait le déplacement à Kigali, montrant ainsi leur intérêt sincère pour la communauté Joomla et open source africaine. Nos amis locaux ont été particulièrement sensibles à cette présence internationale, propice aux échanges, aux partages et aux discussions en tout genre.

Pour celles et ceux qui recherchent des opportunités de développement pour Joomla et sa communauté, le continent africain offre de réelles chances en la matière. Des projets comme celui de Ak Shehu ou celui que j'ai présenté lors du JoomlaDay 2017 à Marseille peuvent tout à fait s'intégrer dans cette vision et donneraient ainsi à des millions d'africains la possibilité d'accéder au web grâce au CMS open source Joomla.

   
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